Douleurs chroniques
Douleurs chroniques
Vivre avec une douleur qui dure est profondément éprouvant.
Lorsqu’elle s’installe depuis plusieurs mois, que les examens médicaux sont normaux et que les traitements n’apportent pas de soulagement durable, une autre souffrance apparaît souvent : le doute.
« Est-ce que j’exagère ?
Est-ce que c’est vraiment légitime ?
Est-ce que le problème vient de moi ? »
La douleur, pourtant, est bien réelle. Elle n’est ni imaginaire, ni inventée.
On parle de douleur chronique lorsqu’elle est présente depuis plus de trois mois.
Après avoir vérifié auprès du corps médical, qu’il n’existe pas de cause physiologique ou mécanique, il est parfois possible d’ouvrir un autre regard sur ce que le corps exprime.
En T.P.E, on considère que le corps est le messager du mental.
Il peut arriver qu’une charge intérieure, une tension ancienne, ou une partie de soi qui n’a jamais pu être entendue, s’inscrive dans le corps.
Le corps devient alors à la fois :
un messager, qui tente d’alerter,
et un lieu de stockage, où quelque chose est resté figé.
La douleur peut être le langage d’une part de soi qui n’a pas été entendue — pas forcément par quelqu’un d’autre, parfois simplement par soi-même — et qui n’a jamais eu d’espace pour s’exprimer.
Avec le temps, la douleur peut envahir le quotidien.
Elle limite les mouvements, les projets, l’élan vital.
Tout s’organise autour d’elle, jusqu’à donner parfois la sensation d’être enfermé(e) dans son propre corps.
Ce n’est pas seulement la douleur qui fait souffrir,
mais ce qu’elle empêche et ce qu’elle fige.
L’approche en T.P.E ne cherche pas à faire taire la douleur. Elle s’intéresse à ce qu’elle raconte. Le travail consiste à aller à la rencontre de ce qui a été stocké dans le corps, à redonner une place et une écoute à ce qui ne l’a jamais été,et à remettre du mouvement là où tout semblait bloqué.
Quand la douleur est là depuis longtemps, demander de l’aide peut devenir un premier pas pour sortir de l’enfermement et reprendre le cours de sa vie.